Au cours des derniers mois, j’ai réussi plusieurs demandes de parrainage.  À ce propos, voici comment j’ai réussi une demande de parrainage entre un citoyen canadien et une citoyenne de Cuba.  Afin de respecter le secret professionnel entre l’avocat et son client, les faits et les circonstances de la présente affaire ont été modifiés. Bonne lecture!

Par Reynaldo Marquez, avocat

1. Résumé du cas: 
Monsieur, un citoyen canadien, a épousé Madame, laquelle est Cubaine.  Le couple s’est rencontré en ligne.  Après quelques échanges par internet, Monsieur a visité Madame à Cuba. 

Étant tombés amoureux l’un de l’autre, ils se sont mariés très peu de temps après leur rencontre initiale.   

Au soutien de leur demande de regroupement familial, tous deux ont fait valoir des arguments qui me sont apparus légitimes et continus comme le veut la loi.

À ce propos, Monsieur a fait valoir que, étant plus âgé que Madame, il n’avait plus l’âge ni la patience nécessaires pour entretenir une relation amoureuse à distance pendant plusieurs années.  

De son côté, Madame a fait valoir que, étant une jeune mère célibataire avec un enfant mineur, elle n’avait rencontré personne d’autre que Monsieur qui puisse être aussi respectueux envers elle et disposé à accepter son enfant issu d’une union antérieure.  

De plus, pour expliquer son intérêt envers un homme plus âgé, Madame a fait valoir que, en Amérique latine, dont Cuba, il n’est pas rare pour une femme d’épouser un homme plus âgé qu’elle.

Personnellement, je les ai cru, en raison de mon vécu personnel.  Par exemple, mon grand-père et ma grand-mère maternels avaient 25 ans de différence.  Tandis que mes parents avaient 17 ans de différence.  

Dans les deux cas, les épouses étaient plus jeunes que les époux. 

2. Le défi:
Dans le cas qui nous concerne, il existait une différence d’âge importante entre Monsieur et Madame. Monsieur était plus âgé que Madame d’une bonne vingtaine d’années.  De plus, le mariage, survenu peu de temps après leur rencontre, m’avait semblé précipité.  

Selon mon expérience, l’agent d’immigration qui analyserait leur dossier de parrainage ne manquerait pas de se questionner au sujet de leur différence d’âge et de la rapidité de leur mariage. 

J’avais prévenu mes clients que Madame risquait d’être convoquée à une entrevue à l’ambassade canadienne de la Havane, ce qui fut le cas.

3. Stratégie adoptée : 
En guise de préparation, j’ai fait une entrevue simulée avec Madame au cours de laquelle je lui ai posé les questions qui, selon mon expérience, risquaient de lui être posées par des fonctionnaires de l’ambassade du Canada à Cuba.

 Au total, je lui ai posé approximativement 40 questions au sujet de leur relation amoureuse, tel que :

  • De quel côté du lit dormez-vous?
  • Quels sont les noms des frères et soeurs de votre époux?
  • Quelle est la couleur préférée de votre époux?
  • Que fait-il dans la vie et quel est le nom de son employeur?
  • Quel est son mets préféré?
  • Lorsqu’il mange : fini-t-il son assiette ou laisse-il de la nourriture?
  • Etc.

 Au cours de cette entrevue simulée, j’ai noté toutes les réponses de Madame.  

Par la suite, j’ai réalisé une entrevue simulée avec Monsieur au cours de laquelle j’ai également consigné par écrit ses réponses.  

4. Résultat : 

Puis, après avoir effectué ces deux entrevues simulées, j’ai comparé les réponses de Madame et Monsieur.  Pourquoi? Dans le but d’identifier des contradictions qui, bien que légitimes, auraient pu être interprétées négativement et à tort par un agent d’immigration.

Pour le bénéfice de la discussion, il me vient en tête un exemple fictif que je vous soumets simplement afin d’illustrer mon propos.

Ainsi, par exemple, si je vous pose la question suivante, à savoir :

  • Quel est le mets préféré de votre tendre moitié ?

Vous, personnellement, vous pourriez me répondre:  » les sushis ».  Par contre, votre partenaire pourrait plutôt avoir tendance à me répondre:  « les mets chinois ».

Pour un agent d’immigration, le moindrement zélé, ces deux réponses pourraient lui sembler contradictoires au point d’en tirer une inférence négative à l’égard de votre dossier de parrainage.

De ce fait, cet agent d’immigration pourrait vous reprocher la subtilité suivante,  à savoir que : « les sushis est un mets japonais et non pas un mets chinois ».

Dans pareil contexte, la réponse est en apparence contradictoire mais elle n’en demeure pas moins légitime.  En effet, dans les deux cas, il s’agit de mets asiatiques. lesquels ne sont toutefois pas originaires d’un même pays.

C’est pourquoi, mon job consiste à aider mes clients à identifier des contradictions qui, bien que légitimes, pourraient être mal interprétées par un fonctionnaire en autorité, et ainsi les aider à identifier une réponse véridique et acceptable.

5. Résultat :
Tel qu’anticipé, l’agent d’immigration a posé des questions à Madame concernant la différence d’âge entre elle et son époux canadien.  Il lui a aussi posé des questions destinées à savoir s’il s’agissait d’une relation authentique et continue.

Compte tenu que la relation de Madame et Monsieur était véridique et que Masd était vraismblablement bien préparée, Madame n’a bien répondu à toutes les questions.

Et vous, avez-vous des questions sur le parrainage?

Si oui, contactez-moi en cliquant ici :

 

 

 

 

 

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