Les informations relayées par les réseaux sociaux rapportaient récemment que le Québec a besoin de 500 000 travailleurs d’ici 2019, ce qui en fait une destination prisée par les candidats à l’immigration de partout à travers le monde.

Au Québec, de plus en plus de voix s’élèvent pour qualifier ce manque de travailleurs comme étant une pénurie de main-d’oeuvre sans précédent.

Plusieurs raisons expliqueraient la pénurie de travailleurs que connaît aujourd’hui la Belle province. Dans l’espoir de combler les emplois vacants, les employeurs québécois sont résolument en mode séduction.

Je vous en dis plus dans les lignes ci-dessous.

Les sept secteurs les plus chauds

Selon Workopolis, les sept secteurs où la pénurie de main-d’oeuvre est criante sont les suivants:

  1. La construction et maintenance;
  2. Les transports;
  3. Le secteur manufacturier;
  4. Les Technologies de l’information (« TI »);
  5. Les soins infirmiers;
  6. L’agriculture; et
  7. La photonique.

Les professionnels les plus recherchés

En février 2018, le ministère de l’Immigration, la Diversité et de l’Inclusion («MIDI») a mis à jour sa liste des 60 professionels parmi les plus recherchés au Québec, laquelle inclu :

  1. Les gestionnaires de systèmes informatiques;
  2. Développeurs de sites Web;
  3. Techniciens de réseaux informatiques;
  4. Estimateurs en constructions;
  5. Designers graphiques et illustrateurs/illustratrices;
  6. Gérant de restaurants;
  7. Chefs de cuisine et cuisiniers diplômés;
  8. Soudeurs/soudeuses et opérateurs/opératrices de machines à souder et à braser;
  9. Machinistes et vérificateurs/vérificatrices d’usinage et d’outillage; et
  10. Plusieurs catégories de mécaniciens.

Les raisons d’une telle pénurie

Le Journal de Montréal a identifié au moins trois raisons pour lesquelles le Québec connaît actuellement une pénurie de main-d’oeuvre, laquelle s’étend aux quatre coins de la province. Ces raisons sont les suivantes:

  1. Au cours des dernières années, les jeunes ont déserté les régions du Québec au profit des grands centres urbains, dont le Grand Montréal;
  2. La mauvaise presse dont a fait l’objet le secteur manufacturier dans les années 1990-2000 résultant de pertes d’emplois importantes. Or, aujourd’hui, les besoins sont criants avec 150 000 emplois à combler dans le secteur; et
  3. Le vieillissement de la population faisant en sorte que des dirigeants d’entreprises et des travailleurs expérimentés ont atteint l’âge de la retraite et ne sont pas remplacés.

Des initiatives pour attirer les travailleurs

Dans l’espoir d’attirer des travailleurs qualifiés, les employeurs sont résolument en mode séduction. Pour ce faire, ils proposent notamment de :

  1. Réorganiser le travail;
  2. Offrir des formations en entreprise;
  3. Préparent des missions de recrutement à l’étranger;
  4. Offrent plus que de bons salaire en ce que, notamment, télétravail, horaires flexibles et des avantages sociaux, tels la contribution par l’employeur à un RÉER sont désormais priorisés.

Ci-dessous, je reproduis des données intéressantes, lesquelles j’ai tirées du Journal de Montréal.

Postes à pourvoir d’ici 2019 au Québec

Régions Nombre % au Qc
Montréal 144 100 20 %
Montérégie 135 000 19 %
Capitale-Nationale 70 800 9 %
Laurentides 60 100 8 %
Lanaudière 49 300 7 %
Chaudière-Appalaches 39 100 5 %
Laval 36 900 5 %
Outaouais 33 600 5 %
Estrie 28 500 4 %
Mauricie 25 100 3 %
Saguenay – Lac-Saint-Jean 23 800 3 %
Centre-du-Québec 22 700 3 %
Bas-Saint-Laurent 18 600 3 %
Abitibi-Témiscamingue 13 500 2 %
Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine 10 400 1 %
Côte-Nord et Nord-du-Québec 10 100 1 %
Ensemble du Québec 721 600

[Source : Emploi-Québec – Le marché du travail et l’emploi par industrie au Québec : perspectives à moyen terme (2015-2019)]

5 catégories d’emplois les plus recherchés (salaire moyen)

1. Ventes et services 27 750 13,70 $ l’heure
2. Métiers (transport et machinerie) 12 370 19,45 $ l’heure
3. Affaires (finances, administration) 10 055 22,30 $ l’heure
4. Sciences naturelles 7790 28,30 $ l’heure
5. Fabrication 6975 15,45 $ l’heure

(Source : Statistique Canada – Enquête des postes vacants et salaire – T2 2017)

Pénurie: 5 conséquences pour les employeurs 

1. Perte de productivité

2. Taux de roulement d’employés élevés

3. Hausse de salaire liée aux heures supplémentaires

4. Plus de télétravail et de flexibilité

5. Embauche de gens non qualifiés à former à 100%

(Source : Jobboom)

Postes disponibles au Québec (août à aujourd’hui)

Montréal 38 753 26 %
Capitale-Nationale 22 070 15 %
Reste du Québec 86 541 59 %
Total 147 364 100 %

(Source : Jobillico)

Avez-vous des questions au sujet de cet article?

J. Reynaldo Marquez est avocat au Barreau du Québec. Il pratique en droit de l’immigration et de la citoyenneté canadienne.
Wellstein Mora Rodriguez International s.a.
1980, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec, H3H 1E8
514 907-3231 poste 103
rmarquez@wmr-law.ca

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